CITE DE L'OCEAN





 
 


La Dame de la Mer



A lire:
La polémique suscitée par la Dame de la Mer
dans le JPB



LES RESPONSABLES : 

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CHRONOLOGIE

D'UN PROJET CONTESTE

  

Le 23 juillet 2008 le Conseil Municipal de Biarritz a voté l'autorisation donnée au Maire de Biarritz de souscrire avec VINCI (une Société en nom collectif créée pour la circonstance entre deux sociétés du groupe VINCI ) le partenariat Public Privé de la Cité du Surf.

Rappel chronologique :

- le 24 septembre 2004 la Cité du Surf était votée en maîtrise d'ouvrage publique pour 8,38 M€ - elle devait être construite par la Ville elle-même.

- En 2005  choix de l'architecte Steven Holl (le dernier au clasement du jury et le plus cher - 17 % d'honoraires !)

- En 2006 réalisation du projet architectural. Tout était prêt en janvier 2007. Glissement du coût à 11,5 M€ !

- le 26 janvier 2007 le Conseil Municipal est à nouveau appelé à voter, cette fois-ci pour une opération en maîtrise d'ouvrage privée appelée "Biarritz Océan" qui rassemble la construction de la Cité du Surf et l'agrandissement du Musée de la Mer et leur maintenance pendant 30 ans. Attention pas l'exploitation qui devra être confiée à une autre structure. Coût annoncé 25 M€ + 5 M€ pour la maintenance. Mais il s'agit du coût pour l'opérateur et non pour le contribuable

- vives protestations de l'opposition municipale que je représente. Le projet est ruineux.

Si nous approuvons l'agrandissement du Musée de la Mer qui est nécessaire, nous rejetons la Cité du Surf qui va coûter une fortune et ne servira pas à grand chose.

De surcroît, l'ordonnance du 17 juin 2004 utilisée pour mener l'opération n'est pas un fondement juridique approprié. En d'autres termes, on ne pouvait pas recourir au PPP (Partenariat Public Privé) pour une telle opération. Compte tenu du risque évident de ce type de montage pour les finances publiques, le Conseil d'Etat avait strictement limité cette technique financière aux opérations complexes et urgentes. Selon nous tel n'était pas le cas. Le Tribunal Administratif a été saisi : affaire en cours.

 - campagne des élections municipales 2008 : le projet Biarritz Océan est présenté par le Maire à 30 M€ pour les Biarrots alors que j'estime le coût à 64 M€. Je suis traité de menteur. Je suis "fâché avec les chiffres".

 

- le 23 juillet 2008 le projet est enfin présenté : coût annoncé pour les Biarrots 69 M€ !

On voit enfin qui avait raison et qui était menteur.

 

- En 2012 le coût total de l'opération s'élève, en incluant les subventions (19 M€) et les rallonges payées par la ville et le SIAZIM (syndicat intercommunal Ilbaritz-Mouriscot) à 90 M€ !

Le contenu : ce sont 8 attractions ludiques pseudo scientifiques ! 

Si la rénovation du Musée de la Mer était une priorité cette Cité du Surf ne l'était pas et, surtout, le montage financier est scandaleusement coûteux, sans parler de l'imprévision en termes d'exploitation (* cf note sur l'aspect inutile et ruineux du projet)

 

- les oppositions municipales, unanimes, pour marquer symboliquement leur total rejet du projet refusent sollennellement de participer au vote.

- le projet est adopté avec les 29 voix de l'équipe BOROTRA outre celles de deux personnes élues sur notre liste qui ont trouvé des vertus au projet encore plus coûteux que ce qui était annoncé.

 

Résultat après l'ouverture :

La fréquentation du Musée de la Mer est identique à celle avant travaux.

La Cité du Surf est un bide. Pas de fréquentation, parkings désespérément vides ! 

 

Commentaires sur l'aspect inutile et ruineux du projet :

Le contenu de la Cité du Surf qui a varié depuis 2004 est enfin arrêté. Ce bâtiment de 19 M€ contient 8 attractions ludo scientifiques, nettement plus ludiques que scientifiques, sur le surf, l'océan et les vagues. Ces attractions mériteraient d'être présentées à Disney Land.

Il est frappant de constater que le projet est bancal. L'impression est que le maire voulait à tout prix une oeuvre architecturale signée par un grand nom et que le contenu qui est intervenu postérieurement n'est qu'un prétexte.

En fait, s'il s'agissait de faire un Guggenheim bis, autant s'orienter d'entrée vers un musée d'art contemporain. Pour ce qui est de faire un parc d'attractions, le bâtiment est hors normes, par trop coûteux et mobilise tout le budget. Un parc d'attraction ne peut fonctionner avec seulement 8 attractions, quand bien même celles-ci seraient intéressantes.

De plus, le projet a été présenté sans même que soit fourni un compte d'exploitation prévisionnel de la structure qui exploitera ultérieurement les deux structures, Musée de la Mer et Cité du Surf.

Or, nous savons que le Musée de la Mer AVANT TRAVAUX reçevait dans ses meilleures années 230.000 visiteurs et génèrait un C.A. H.T. de 1,5 M€ sans réaliser le moindre bénéfice tout en supportant un loyer symbolique de seulement 30.000 €.

La fréquentation espérée par la Mairie est de 500.000 visiteurs (dans sa dernière communication car, en 2006 il était question de 400.000 !).

Or, pour justifier ces 500.000 visiteurs, on tablait sur 350.000 au Musée de la Mer et sur 150.000 à la Cité du Surf.

Mais, sans craindre de se contredire l'équipe municipale a annoncé en Commission Finances et en Conseil Municipal que l'entrée serait commune aux deux structures sous forme d'un Pass à 17 € prix plein tarif (on imagine le coût pour une famille de 4 personnes !).

Il n'est donc pas possible de totaliser les entrées des deux structures mais seulement de considérer que les 350.000 visiteurs de la structure la plus visitée accèderont aux deux bâtiments ! Il y aura donc 350.000 visiteurs maximum et ce, pendant les deux à trois premières annéees, le temps que les habitants de la région aient satisfait leur curiosité. Au delà, la fréquentation reviendra aux alentours de 250.000 visiteurs et seulement si l'été est pluvieux.

Si on considère que la moitié des entrées se fera à tarif réduit, avec les entrées gratuites pour les scolaires, on devrait arriver à un tarif moyen acquitté de 10 €.

Le C.A. H.T. pour 350.000 visiteurs sera de 3.5 M€ et, une fois revenu à la normale, de 2,5 M€ pour 250.000 visiteurs !

Or, nous savons désormais avec certitude que le loyer de ces structures sera de 1,8 M€ par an, la ville ayant d'ores et déjà renoncé à répercuter l'intégralité du loyer sur la Société d'exploitation Biarritz Océan.

Dans sa version avant travaux, le Musée de la Mer faisait face à 1,5 M€ de charges d'exploitation en ne payant quasiment pas de loyer

et il arrivait seulement à l'équilibre de ses comptes malgré une situation extrêmement favorable.


Dans sa version rénovée et doublée, il y a des charges supplémentaires conséquentes soit 3 M€, outre les 1,8 M€ de loyers.

Ainsi, ce sont à peu près 4,5 M€ par an de charges que devra supporter la Société d'Economie mixte nouvelle que la Ville sera condamnée à créer pour l'exploitation de l'ensemble.


Si l'exploitation est optimale, nous aurons 3,5 M€ de recettes et les pertes annuelles ne seront que de 1 M€ / an, sinon nous devrons compenser par nos impôts quelques 2 M€ / an.
 

En définitive les impôts levés sur les Biarrots chaque année étant de 20 M€, il faudra les augmenter de près de 5 à 10 % pour faire face à ces pertes.

Nos impôts fonciers et notre taxe d'habitation vont flamber joyeusement.

Tout ceci s'inscrivant dans un contexte de récession et de transfert des charges de l'Etat sur les Collectivité locales, il y a fort à craindre que la situation soit rapidement insoutenable.

Voilà pourquoi il paraît essentiel de tenter de stopper ce projet calamiteux pour notre ville.

Tout ceci est d'autant plus affligeant que nous savons désormais que la rénovation du Misée de la Mer aurait pu être effectuée pour seulement 12 M€ en maîtrise d'ouvrage publique, ce qui, en empruntant nous aurait coûté dans les 20 M€ au maximum. Cette rénovation était amplement suffisante et sans risque pour la Ville.

 

Nous voilà endettés à hauteur de :
 
64 Millions d'Euros (hors Kléber) au 1er janvier 2012
avec un ratio de désendettement de 13,47 ans