RENOVATION RATEES

RENOVATIONS  RATEES
 
Les Places Clémenceau et Bellevue ont été "rénovées" à grand frais : 7 millions d'€uros.
 
 
Le résultat est loin d'être convainquant.
 
Le choix du revêtement gris est d'une tristesse infinie.
 
La végétation, sensée égayer l'ensemble est alignée tristement, sans fantaisie.
 
Le mobilier urbain, enfin, est hideux et gris, comme le reste.
 
Il ne reste plus qu'à appeler cette place, "Place du Sabaou" et à ajouter quelques chrysanthèmes pour que le tout soit en harmonie.
 
 

   
De surcroît, les concepteurs de la place ont refusé de donner à celle-ci la planéité nécessaire pour les espaces de repos.
   
Le résultat est surprenant. Les bancs sont posés sur un dévers.
  
 
Le fil à plomb est ignoré à Biarritz, ce qui confirme que l'on marche sur la tête !
 
 
 
Une vue de l'esplanade devant le "Biarritz Bonheur"  qui souligne la gaité radieuse du site !
 
 
 
 
Les ravissantes plaques de couverture
des installations électriques
Elles sont rouillées et très assorties
à la statue d'Oteiza !
 
 
 
 
Le summum du morbide est atteint avec la sculture d'Oteiza à 470.000 € !
 
Plus qu'une croix Basque destructurée, ce monument fait penser à des morceaux de Svastika.
 
On comprendrait s'il s'agissait de célébrer la fin du nazisme dans un mémorial.
 
Par contre, une oeuvre de cette nature n'a rien à faire dans un tel site et défigure la place qui, au demeurant, n'a pas non plus été mise en valeur par
le sol d'une tristesse infinie.
 
 
 
Enfin, le belvédère créé sur la Colline aux hortensias est particulièrement laid vu d'en bas.
 
Au lieu de l'avoir habillé avec de la pierre ancienne pour l'insérer discrètement dans le site, il a été recouvert d'un appareillage de couleur claire par trop voyant.
 
De surcroît, il s'agit d'un ouvrage qui, comme on peut le voir, n'est pas complètement enterré et n'a pas fait l'objet d'un permis de construire !
 
 
  
Notre sentiment est que ces réalisations présentent un double inconvénient :
 
- elles sont laides :  Biarritz méritait un style en relation avec son histoire,
                                   de l'art nouveau ou de l'art déco !
 
- elles ont coûté trop cher :
 
Sur les 7 millions d'€uros de la "rénovation",  2 millions d'€uros ont été consacrés au déplacement de la rampe d'accès au parking Bellevue qui devait initialement être supporté par cet opérateur.
 
Curieusement, alors que VINCI avait déposé et obtenu un permis modificatif en 2003 pour déplacer sa rampe afin d'améliorer la fréquentation du parking, ainsi que le reconnaissait la Mairie dans des écritures échangées dans la procédure en annulation, un an plus tard, le Maire de Biarritz décidait d'offrir sans raison à l'opérateur 2 M€ supplémentaires afin de financer ce déplacement, n'hésitant pas ainsi à bouleverser l'économie du contrat. Si vous ajoutez 2 M€ de subventions à un contrat qui porte sur 5 M€, vous ajoutez 40 % de financement public supplémentaire.
 
Les Magnolias ont pour leur part coûté 1.100 € pièce, alors que ces arbres se négocient autour de 55 € lorsqu’ils mesurent 1,25 m !
 
Il est proprement scandaleux de lever l’impôt pour gaspiller ainsi l’argent des contribuables alors que la dette est déjà préoccupante.
 
Tous postes confondus, le prix de revient des deux places s’établira à près de 7 millions d’€uros dont 3 millions d’€uros ou 20 millions de Francs gaspillés à pure perte, pour le médiocre résultat que l’on voit.
 
N’aurait-on pu se montrer plus raisonnable et planter de jeunes arbres à prix normal en laissant Dame Nature avec le temps accomplir son ouvrage ?
 
Mais, nécessité électorale oblige et il fallait, bien sûr, conférer au plus vite un aspect fini aux deux places, quel qu’en soit le coût ; car, on l’a bien compris, le planteur n’est pas le payeur !